TAVI
Définition
Définition

TAVI : DEFINITION

 

TAVI (TRANSCATHETER AORTIC VALVE IMPLANTATION)

Définition : il s’agit de l’implantation de valves cardiaques de façon non chirurgicale, par voie percutanée. 

Cette technique est ainsi devenue le traitement de choix pour des patients symptomatiques, sélectionnés, jugés inopérables en raison de leurs comorbidités, et représente maintenant une alternative acceptable pour des patients opérables avec un risque chirurgical élevé.
La sélection non seulement des patients, mais aussi de la voie d'abord transfémorale, transapicale, transaortique ou sous-clavière, nécessite une approche multidisciplinaire qui reste essentielle pour le succès de l’intervention.

La voie transfémorale est la voie de prédilection. La décision sera toujours collégiale, faisant intervenir 4 médecins responsables : un cardiologue non-interventionnel, un cardiologue interventionnel, un chirurgien cardiaque et un anesthésiste.
Le remboursement de ces prothèses est tout récent. Le Journal Officiel du 31 décembre 2009 précise les centres selectionnés par l'HAS qui seront habilités à utiliser cette technique et pour qui les valves percutanées sont remboursées.

Seuls quelques centres sont autorisés à réaliser ces interventions dont le nôtre à l’institut Arnault Tzanck.

 

LA MALADIE: LE RÉTRÉCISSEMENT AORTIQUE CALCIFIÉ (RAC)

La valve aortique se situe entre le ventricule gauche (VG) et l’Aorte. Elle est formée de trois feuillets souples (ou sigmoïdes) séparés par des commissures. Le mouvement des sigmoïdes est passif et ne dépend que du gradient de pression entre le VG et l’Aorte. La valve s’ouvre en systole et se ferme en diastole.

Cette valvulopathie dégénérative est la plus fréquente dans les sociétés vieillissantes. D’évolution lente, elle devient symptomatique en général après 70 ans.
Au début, la maladie se traduit par un épaississement sans perte de mobilité des sigmoïdes. Puis, au fil du temps, la valve se calcifie. Pétrifiée par le calcaire elle devient un obstacle à l’éjection du ventricule gauche.


Valve aortique saine


Valve aortique sténosée

 

CONSÉQUENCES PHYSIOLOGIQUES

Pour conserver une pression systolique normale apparaît un gradient VG/Aorte allant régulièrement croissant avec l’évolution de la maladie. Dans le même temps, le ventricule gauche s’hypertrophie et la perfusion coronarienne devient insuffisante. Le cœur en « sur régime permanent » n’est plus capable de faire face à l’effort. Cette pathologie expose à terme le patient à une défaillance ventriculaire gauche.

 

MANIFESTATION CLINIQUE

- Dyspnée d’effort puis de repos
- Angor
- Arythmie
- OAP
- Syncope d’effort
- Mort subite
En l'absence de traitement, un RAC symptomatique entraine selon les études une mortalité de 70% à 3 ans !

 

L’ÉVALUATION D’UN RAC 

L'évaluation d'un RAC est basé sur la clinique et l’échographie doppler.
• La normale
Une surface aortique (S.A.) normale est calculée entre 3 et 4 cm2
• La pathologie 
 - La S.A. devient hémodynamiquement significative en dessous de 1,5 cm2
 - Les symptômes (essoufflement, fatigue) apparaissent pour une surface égale à 1 cm2 (valeur brute) et 0,6 cm2/m2 de surface corporelle (valeur indexée)
 - Le gradient moyen VG/aorte> 50 mmHg
Ces valeurs, associées aux symptômes, sont retenues pour quantifier la sévérité d'un RAC et motiver le remplacement valvulaire.

 

LE TRAITEMENT DE RÉFÉRENCE : LA CHIRURGIE ou le TAVI

• Le taux de mortalité dû au risque opératoire lors d’un remplacement d’une valve aortique est de l’ordre de 2% à 4% (accru en cas de pontage associé) chez les patients sans comorbidités majeures.
• La survie à 3 ans est supérieure à 70% avec un résultat fonctionnel optimal à 90%.
• Plus de 70% des patients retrouvent une qualité de vie normale. 
• D’après les statistiques, 30 à 40% des patients ayant un RA  ne sont pas opérés, le risque opératoire étant jugé trop  élevé du fait de :
    - l’âge
   -  l’altération majeure de la FEVG
   - des comorbidités (insuffisance rénale, insuffisance respiratoire…

 

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